SuperMam à coeur ouvert

Allez, viens, on s’en fout…

Comme vous le savez, depuis quelques semaines j’ai fait appel à un coach sportif pour m’aider à me reprendre en main. L’objectif premier était de perdre du poids. Je vous en ai parlé dans un article précédent, je souhaite perdre 20 kilos. L’objectif n’a pas tellement changé. Ce qui a changé c’est ce que je me renvois à moi-même et ce que je suis prête à mettre en place pour arriver à mon objectif…

Clairement, je n’ai pas la motivation de mettre en place un régime draconien ni même un rééquilibrage correct sur le long terme.

Pourquoi? Parce que j’ai des enfants, parce que j’aime manger sans me priver, parce que j’aime me faire plaisir, parce que je n’ai pas toujours le temps de préparer des repas équilibrés, parce que je n’ai pas toujours le temps de me poser pour manger, parce que je n’ai pas toujours envie de faire ce qu’il faut pour perdre du poids, parce que parfois, ça m’emmerde tout simplement, parce que les pâtes aux 4 fromages c’est meilleur que la salade verte et pour mille autres raisons…

Alors est-ce qu’il faut aller au-delà de sa vraie nature pour essayer de rentrer dans des cases? Non, je ne crois pas…

Sincèrement, je ne perds pas de vue mon objectif de perdre du poids. Peut-être que l’objectif des 20 kilos évoluera. Peut-être qu’en fait cet objectif n’est pas aussi réalisable que ce que je crois. Peut-être qu’en réalité, il faut que je fasse un deuil de ce corps d’avant traitements, ce corps d’avant grossesses, ce corps de minette de 20 ans qui sortait tous les week-end en boîte, qui fumait, qui ne mangeait presque rien, qui buvait pas mal (comment ça c’est toujours le cas?) (mais non!) (euh enfin…)…

Je crois que le cheminement que m’a apporté le coach et cette envie de me reprendre en main passe aussi par le fameux body positive. Il faut essayer  de se voir pour de vrai (ce que j’ai fait il y a quelques semaines)… Mais ce n’est pas tout, il faut aussi et surtout essayer de voir des choses positives que l’on a en soi, dans notre reflet, dans ce que nous sommes…

Et je crois que, tout doucement, j’arrive enfin à voir que je ne suis pas que grosse, que moche et que dégueulasse.

Alors ne vous enflammez pas, je n’ai pas dit que j’acceptais enfin ce corps affreux sur lequel est posé ma tête… Je dis juste que je commence à le tolérer, à lui trouver des petites tâches de lumière, des petites traces de beau… C’est infime, c’est petit, c’est discret mais je commence à voir le positif. Je commence à me sentir bien avec moi-même. Mon corps et moi, on se fait une place mutuelle dans l’espace de l’autre.

Je ne vous cache pas que les 5 kilos que j’ai déjà perdus y sont pour quelque chose dans ce début d’acceptation et de tolérance.

Oui, j’ai envie de continuer à voir mon corps reprendre forme et ma tête commencer à l’accepter. C’est gratifiant de voir que l’on en est capable… Mais je n’ai plus envie de me coller la pression, de m’imposer des choses qui ne me correspondent pas tant que ça. Je veux y aller en douceur…

Et puis quand je vois que j’arrive à courir avec ce poids et que je progresse (pas trop mal) (même plutôt bien), je me dis que le poids n’était qu’une excuse pour ne pas bouger… Alors je ne vais pas faire le marathon de New-York dans 2 semaines, mais je sais que je vais atteindre mes objectifs et d’autres sont en train de se mettre en place aussi dans ma tête…

Je sais que j’en suis capable, même un peu rondelette. Même en pesant plus de 80 kilos… Même avec les cuisses qui se touchent, le ventre qui bloblote et une allure de tortue enlisée dans du beurre de cacahuète!

L’essentiel c’est que je sais que je peux le faire.

Et l’essentiel de l’essentiel c’est que peut importe à quoi je ressemble, peu importe les diktat imposés aux femmes par la société, peu importe la cellulite sur mes cuisses, je commence à m’en secouer les ovaires de ce que les gens pensent de moi. En fait, je crois que je m’en suis toujours secoué le cocotier.

Car mon plus grand ennemi, c’est MOI! Et ma plus grande critique, c’est MOI !

Alors la seule qu’il faut que je convainque, c’est MOI !

Et je crois que la magie opère tout doucement… Je commence à y croire, je commence à me retrouver, je commence à me tolérer…

Bon, je ne vous cache pas les phases de déprime totale, la perte d’envie, la démotivation, le dégoût qui ne sont jamais bien loin, mais je sais maintenant que JE PEUX!

Et finalement, quand je vois le regard des gens que j’aime sur moi, quand je sens qu’on me voit belle ou mignonne, je me sens fière. Je sais que ces regards sont sincères et qu’il faut absolument que ce que les autres voient de moi devienne aussi ce que moi, je vois de moi-même… (paie ta phrase compliquée) (sujet de bac philo, bonjour!) (vous avez 4 heures!)

Le chemin est encore long, il sera sans doute semé de petits cailloux ou de grandes montagnes, mais maintenant, je sais que le chemin est devant moi.

Step By Step, un pas après l’autre, je ne peux qu’avancer maintenant!

Alors, viens, on s’en fout des autres et de mes kilos!

SuperMam, Petit Poucet qui semble retrouver son chemin.

2 réflexions au sujet de “Allez, viens, on s’en fout…”

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